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Tribune libre |
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Florence Falkenstein
Rédacteur en chef |
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| Perplexité |
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Que celui qui comprend les méandres du projet de loi du Grand Paris lève le doigt. Ce projet, vital pour (re) mettre Paris au niveau des grandes capitales, est, en effet, d’une grande complexité. Les projets de transport en commun défendus, l’un par Christian Blanc, secrétaire d’Etat en charge du Développement de la région capitale, l’autre par Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France et du Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF), ont fait l’objet de polémiques durant plusieurs mois. Le premier (130 km) forme une double boucle de métro qui dessinerait un grand huit, dont le nœud se trouverait au cœur de Paris, et qui s’étendrait bien au-delà des frontières de la capitale pour desservir, des pôles économiques. Le second projet (60 km), Arc Express, enserrerait Paris au plus près. Autre différence et non des moindres, le projet de Christian Blanc s’élèverait à 21,4 milliards d’euros, celui de Jean-Paul Huchon à 9,6 milliards d’euros. Dans les deux cas, l’objectif est, en construisant une ligne de transports en commun autour de la capitale, de désengorger les lignes de métro et de RER et de résoudre les problèmes de liaison de banlieue à banlieue. Alors que le Sénat avait purement et simplement enterré le projet de la Région, la commission mixte paritaire (CMP), composée de sept députés et sept sénateurs, qui s’est réunie le 20 mai, a décidé, toute tendance politique confondue, que les deux projets feraient finalement l’objet d’un débat public séparé dans un délai de quatre mois chacun. Pas sûr que cette position apporte de la clarté au sujet. Pas évident non plus que les usagers des transports en commun, saturés, y trouvent leur compte. Ils devront de toute façon s’armer de patience car, quelle que soit l’option retenue, aucun projet ne sera effectif avant 2023. Au mieux.
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